Mika au Zénith de Caen

J’avais déjà vu Mika au festival Beauregard en 2010, et il nous avait transportés dans un tourbillon de fleurs et de couleurs. Cette fois, Mika nous entraîne encore dans son monde fantastique, mais plus torturé.

Ah tiens de la fumée? Pardon, Mika copie sur Julien Doré pour son entrée sur scène?

Ah non, fausse alerte.

Après s’être bien fait désirer, les musiciens entrent en scène, lancent tranquillement la musique, le logo HEAVEN descend du ciel, lançant le ton de la tournée tandis que Mr Mika arrive incognito, caché sous un chapeau de CowBoy. Une tenue assez simple pour lui : son habituel slim blanc et une veste de costume, pour le moins assez classique. Heureusement, il change de tenue comme de chemise (c’est le cas de le dire!) et enfile une sublime veste jaquette, tel un Mr Loyal nous entraînant dans son cirque plein de surprises. Mika présente sa deuxième chanson en disant que les Caennaises sont sexy, et chante « Big Girl » ( est-ce ce que t’inspirent les Caennaises?! :p).IMG_5422

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IMG_5426IMG_5427Son décor m’a décontenancée au départ : où sont passées les fleurs que j’avais vues à Beauregard? Certes on retrouve la couleur, toujours bien présente, mais pour mettre en valeur des choses beaucoup moins légères : des têtes de mort juxtaposées aux icônes religieuses, des cheminées fumantes, polluantes, des médicaments, tandis que clignotent au-dessus PARADISE et HEAVEN. La pochette du dernier album HEAVEN ne m’avait pas laissé présager tant de noirceur.

Mika, très cérémonial, jouant avec les ombres, les éclairages comme venus du ciel, nous parlait comme en priant, sa voix résonnant dans le zénith, et clamait : « La réalité n’est pas ici, vous l’avez laissé dehors ».

Les premières notes de « A vous dirais-je maman » au piano annonçaient de façon décalée, déclenchant des éclats de rire, « Elle me dit », et à la fin de la chanson, Mika, tel un enfant boudeur, annonçait « Je ne danserai plus. »

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Puis, après s’être bien fait prier, à la manière d’une voix électrique, il fredonnait sans cesse « Elle me dit danse, elle me dit danse, elle me dit danse. »

« Quelqu’un qui danse tout seul c’est un fou, je ne suis pas fou. On va danser ensemble.

La main gauche ! La main droite. Serrez la personne imaginaire!! » et ainsi, Mika faisait danser le zénith.

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Une des dernières chansons était « Love Today » : « Les gens dorment, à l’extérieur. On ne va pas faire de bruit! » « Ce ne serait pas gentil » murmurait-til derrière sa grande porte comme faite de vitrail. Silence absolu dans la salle, puis Mika, fantasque jusqu’au bout des 1h45 de spectacle, nous emmène dans son sanctuaire, dans une explosion de musique et de couleurs, avec son déhanché caractéristique et entraînant.

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Un grand spectacle en somme, que ce soit au niveau du jeu de lumières mais aussi de la musique ; Mika ne s’est pas cantonné à chanter ses différents albums, il les a retravaillés, réarrangés, pour les jouer souvent au piano, rythmé par le son des baguettes frappant la caisse du piano. Il a annoncé de cette façon « Lollipops » : ses musiciens ont donné le rythme avec les baguettes, mimant le train (dans lequel, nous raconte-t-il, il a écrit la chanson). On a pu aussi admirer toute l’étendu de son talent quand il a chanté a cappella, et sans micro, la fin de « Happy Endings ».

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